« וכי יפתח איש בור או כי יכרה איש בר ולא יכסנו ונפל …בעל הבור ישלם…  »

« Si un homme ouvre un puits, si un homme creuse un puits et ne le couvre pas et tombe… le propriétaire du puits paiera » (שמות כא, לג – לד)

Notre paracha nous enseigne que chacun est responsable des dommages qu’ils causent à autrui ou à ses biens. Par conséquent, en cas de dommages, l’homme devra rembourser le dommage qui était causés à son prochain. Ainsi les sages du Talmud traitent de toutes les sortes de dommages que l’homme peut engendrer à son prochain qui ont pour origine quatre auteurs de dommages principaux qui incluent tous les autres dommages que sont : « le bœuf, le puits, le mavé note, et le feu. » (בבא קמא ב.)

Note : la guémara demande quel est le sens du mot mavé ? Rav a enseigné qu’il s’agit de l’homme qui est considéré comme une des quatre sources de dommages dans le monde. Chmouel dit que le terme mavé veut dire la dent. (בבא קמא ג:, ד)

Bien que la Torah et notre Michna parle des quatre auteurs de dommages principaux qui peuvent engendrer une blessure physique ou une perte d’argent et que le responsable doit rembourser son dommage à la victime, d’après le sens profond de la Torah, il y a ici une allusion aux quatre éléments que sont le feu, l’air, l’eau et la terre avec lesquels l’homme a été créé. Chacun de ces éléments expriment des traits de caractère négatif de l’être humain qui sont inclus dans le nefech Note de l’homme.

Note : le Midrach nous enseignent que l’âme de l’être humain à cinq noms (בראשית רבה י »ד ט) – et les sages expliquent qu’elle se subdivise essentiellement en trois parties : le nefech qui est le souffle de vie minimum insufflée dans le corps et qui est comparable à l’état de l’animal. Il se trouve dans le foie de l’homme et inclus les mauvais traits de caractère de l’homme comme la colère, la jalousie, les envies corporels… etc. la deuxième partie de l’âme est plus élevé et se situe dans le cœur. Cette partie de l’âme est appelé roua’h. Puis vient la néchama qui est la partie divine de l’âme. Elle ne peut être entachée par la faute – c’est le secret de l’enseignement de sages : l’homme ne peut pas fauter si il n’a pas été saisi d’un vent de folie –(סוטה ג.) – car la néchama quitte le corps de l’homme au moment de la faute et c’est grâce aux deux parties inférieures de l’âme que l’homme est maintenu en vie. La néchama se trouve dans la partie cérébrale de la tête de l’homme. Le Ari Zal explique que l’âme de l’être humain se subdivise en cinq parties : le nefech, le roua’h, la néchama, ‘haya et yé’hida, chaque partie de l’âme inclus un des mondes supérieurs et c’est le secret du verset : « faisons l’homme » (בראשית א, כו) – qui fait référence à la création de l’homme au début de la création. C’est la seule parole qui a été prononcée au pluriel à propos d’une création ce qui n’a pas été le cas pour les autres créatures car chacune des créatures ne peut pas s’élever au-dessus de son propre niveau et ne peut donc jamais se dépasser ce qui n’est pas valable pour l’homme qui a la capacité d’atteindre les mondes supérieurs et de s’unir à eux car il a la capacité de leur apporter une réparation. Ainsi les mondes supérieurs demandent miséricorde pour l’homme car s’il arrive à accomplir sa tâche tous les mondes supérieurs se réjouiront grâce à lui (voir introduction sur les guilgoulim). (שער הגלגולים הקדמה א)chacune d’entre elles se subdivise également en cinq : nefech du nefech, roua’h du nefech, la néchama du nefech, ‘haya du nefech et yé’hida du nefech. Il en est de même pour chacune des parties de l’âme. Le nefech du nefech se complètent par l’intermédiaire de la brit Mila, l’étude de la Torah et l’éducation dans les mitsvot durant l’enfance. Si cet enfant agit dans la droiture il méritera le roua’h du nefech lorsqu’il aura complété ses 13 premières années, il sera donc appelé homme (עיין רש »י נזיר כט:) – s’il continue à emprunter le chemin de la droiture il bénéficiera de la néchama du nefech lorsqu’il atteindra 20 ans comme il est écrit dans le Zohar Hakadoch (זוהר משפטים צח.) – L’homme ne peut pas atteindre pleinement le deuxième niveau de l’âme qui est le nefech du roua’h si ils ne complètent pas les cinq parties du nefech. (שער הגלגולים הקדמה ב) On raconte que Rabbi ‘haïm Vital a organisé une séouda lorsqu’il a atteint le niveau de roua’h. Aujourd’hui aujourd’hui, dans sa grande majorité, l’humanité est au niveau le plus bas, celui du nefech du nefech ! Ceci explique le niveau si faible de spiritualité de notre génération, mais cela dévoile également que la plupart de la réparation a déjà été accompli dans les incarnations précédentes et c’est la raison pour laquelle le devoir qui nous incombe est si faible.

Rabbi ‘Haim Vital écrit dans son livre le « שערי קדושה » une explication approfondie des quatre auteurs de dommages qui germent à l’intérieur de l’homme représenté par les quatre fondements de la création :

Le fondement du feu : est à l’origine de l’orgueil. Cela inclut la colère, la rancune, la haine et la recherche des honneurs.

Le fondement de l’air : qui se matérialise par la capacité de parole qui est utilisé en vain – sans aucune utilité que ce soit pour l’âme ou le corps. Cela inclut le mensonge, la médisance et les faux serments.

Le fondement de l’eau : toutes les envies et les plaisirs corporels découle de l’eau. Cela inclut la convoitise et la jalousie qui sont toujours en rapport avec l’argent et les femmes de son prochain.

Le fondement de la terre : est l’attribut de la tristesse avec toutes ses ramifications. Cela inclut la fainéantise d’accomplir la Torah et les commandements ainsi que le désespoir. Il s’agit de l’homme qui n’est jamais satisfait de sa part. Cela attire la pauvreté et les souffrances.

Rabbi ‘Haim Vital conclut qui se trouve quatre éléments qui endommagent la vie de l’homme : l’orgueil, les paroles vaines, les envies et la tristesse. Ces quatre fondements proviennent des klipot du mauvais penchant qui se base dans le nefech de l’homme. (שערי קדושה ח »א שער ב)

note voir l’introduction et les paroles de Rabbi Shalom Charabi naar Shalom

D’après les paroles de Rabbi ‘Haim Vital, nous comprenons pourquoi il a été mentionné dans notre paracha les quatre auteurs de dommages principaux afin d’enseigner au peuple d’Israël « Et voici les jugements » – c’est-à-dire les secrets de la réincarnation et les avertir que les quatre auteurs de dommages principaux ont une origine spirituelle et se matérialise par les quatre traits de caractère négatif qui se trouve dans le nefech de l’homme. Tout celui qui veut se préserver son âme d’être réincarné sera attentive de corriger positivement ces quatre fondements.

Ainsi pour corriger ces quatre fondements négatifs, l’homme s’attachera aux traits de caractères positifs qui sont d’origine divine. Elles sont l’antithèse des mauvais traits de caractère qui se trouve dans la partie animal de l’homme comme l’a écrit Rabbi ‘Haim Vital :

Leurs contraires sont les quatre traits de caractère positif que sont :

L’humilité qui éloigne l’homme de toute colère provenant de l’orgueil. (תיקון יסוד האש)

Le silence comme le muet, c’est-à-dire de ne pas ouvrir sa bouche sous aucun prétexte sauf pour s’affairer à la Torah et aux commandements, pour les besoins concrets de la vie courante ou encore dans un besoin de courtoisie. (תיקון יסוד הרוח) note : les sages se sont exprimés à de nombreuses reprises sur la grandeur du silence comme il est écrit dans le Pirké Avot : « je n’ai rien trouvé de plus salutaire que le silence. » (אבות א, יז) ou encore dans le talmud : « Si le silence convient bien aux sages, à plus forte raison aux insensés. » (פסחים צט.) – « Le Monde ne se maintient que grâce à celui qui se tait au moment d’une querelle » (חולין פא.)« De même que c’est une mise à dire ce qui peut être entendu, de même c’est une mitsva de ne pas dire ce qui ne peut être entendu et il vaut mieux se taire. » (יבמות סד:)« le meilleur remède à toutes choses et de silence… un mot vaut un sela, le silence en vaut deux… » (מגילה יח.)

Restreindre tous les plaisirs et les envies corporels qui sont permis est nécessaire comme le sommeil ou la nourriture. (תיקון יסוד המים)

Enfin, la joie de vivre doit toujours faire partie de son quotidien car tout ce qui vient du ciel est pour le bien. L’homme doit constamment se stimuler à être joyeux dans son service divin. (תיקון יסוד העפר)