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Commentaires de la Paracha par le Rav Seror
KORA’H
Dans ce commentaire sur la paracha Kora’h, le fil conducteur est la jalousie insatiable et le remède que lui oppose la Torah : la paix du Chabbat et la capacité d’être heureux de sa part. À travers le parallèle entre Caïn et Kora’h, le texte montre que l’errance intérieure, l’angoisse et la révolte naissent d’un manque de paix avec soi-même. Le signe donné à Caïn, la lettre ו (vav), symbolise justement l’abondance divine, la stabilité et l’acceptation de ce que D.ieu accorde à chacun. Kora’h, consumé par la jalousie envers Aharon, n’a pas su intégrer cette paix du Chabbat ni cette joie dans sa propre part ; c’est pourquoi la terre l’engloutit. Le commentaire enseigne ainsi que la véritable richesse ne réside pas dans l’acquisition d’un rang ou d’un pouvoir, mais dans la sérénité de celui qui sait accueillir sa part avec foi.
CHELAH LEKHA
La mitsva des tsitsit nous rappelle que chaque Juif, même lorsqu’il s’éloigne, demeure un enfant de D.ieu. Le fil de tekhelet évoque la mer, le ciel et le Trône céleste, jusqu’où peut parvenir une téchouva sincère. En réunissant les quatre tsitsit contre notre cœur lors du Chéma, nous exprimons notre foi profonde : un jour, tout Israël reviendra vers Hachem avec amour.
Bahalotekha
À travers l’allumage de la Ménorah, ce commentaire révèle qu’Aharon ne faisait pas qu’éclairer le Sanctuaire : il faisait redescendre dans le monde la lumière originelle créée au premier jour de la Création, puis cachée aux impies. La Torah souligne ainsi qu’« Aharon fit ainsi » pour montrer qu’il répara le manque du mot « כן » absent lors de la création de cette lumière primordiale.
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