TAZRIA

L’homme atteint de tsaraat est isolé des trois camps, symbole d’une rupture profonde : celle du lien entre D.ieu, la Torah et Israël. À travers l’enseignement du Zohar, la paracha révèle que le respect des trois repas du Chabbat restaure cette unité. À l’inverse, négliger le délice du Chabbat transforme le « oneg » (délice) en « nega » (plaie), révélant que la faute spirituelle précède toujours l’atteinte physique.

Auteur : Beth Chelomo

Date : 16 avril 2026

Sommaire :

  • L’isolement du lépreux et les trois camps
  • Les différentes formes de tsaraat et leur symbolique
  • Correspondance entre les quatre taches et les quatre exils
  • Le lien entre « oneg » (délice) et « nega » (plaie)
  • Importance des trois repas du Chabbat
  • Le Chabbat comme lien entre D.ieu, la Torah et Israël
  • Les trois Chabbat : création, don de la Torah, monde futur
  • Les conséquences spirituelles du manquement au Chabbat
  • Le rôle de la parole et de la médisance dans la tsaraat
  • Réparer l’unité par la joie et la sainteté du Chabbat

« כל ימי אשר הנגע בו יטמא טמא הוא בדד ישב מחוץ למחנה מושבו »

« Tous les jours où il aura une tâche, impur il sera impur. Il restera isolé à l’extérieur du camp qui sera sa demeure. » (ויקרא יג, מו)

Rachi explique au nom du Talmud qu’il devra sortir à l’extérieur des trois camps. (פסחים סז.) En effet, le Talmud expose qu’il devra se mettre à l’isolement pour éviter que les personnes de son entourage ne contractent également l’impureté. (שם) Rachi explique qu’il était renvoyé du camp des Cohanim, du camp des Léviim ainsi que du camp d’Israël c’est-à-dire du camp dans son ensemble.

Nous devons expliquer ce que signifient les trois différents camps.

La Michna nous enseigne qu’il existe deux formes distinctes de tsaraat qui sont source d’impureté : la tâche de séet et la tâche de bahéret. Chacune d’elles correspond à une nuance particulière de blancheur. La bahéret à l’aspect de la blancheur intense de la neige tandis que la séet a l’aspect de la laine blanche. (Rachi explique qu’elle est légèrement moins blanche que la neige.) D’après les sages, chacune de ces deux taches comporte une sous-catégorie appelée la sapa’hat. Celle de la bahéret ressemble à la chaux qui était utilisée dans la construction du Temple alors que celle de la séet ressemble au blanc d’œuf. (נגעים פ »א מ »א – שבועות ה:)

Il est rapporté dans le Midrach que les quatre taches de lèpre correspondent aux quatre exils. (מדרש תנחומא תזריע סימן יא – ויקרא רבה טו, ט)

Le Alchikh hakadoch ajoute : la punition de la lèpre s’exprime sous quatre formes correspondant aux quatre exils . Ainsi celui qui est atteint de la lèpre sera expulsé du camp. (תורת משה פרשת בראשית ד »ה ונהר יוצא)

note : quatre catégories de personnes sont considérées comme mortes : le pauvre, le lépreux, l’aveugle et celui qui n’a pas d’enfant. (נדרים סד:)

Pour quelle raison les quatre différentes formes de taches qui apparaissent sur la peau de celui qui est touché par la lèpre correspondent-elles aux quatre exils ?

A ce sujet le Zohar Hakadoch explique : « c’est une réparation que de consommer les trois repas du chabbat comme nous l’ont enseigné nos sages…» (שבת קיח.) En effet, ils viennent compléter les sept bénédictions de la prière pour atteindre le nombre 10. Le secret du délice = ענג du chabbat se trouve en allusion dans le verset :

« ונהר יוצא מעדן להשקות את הגן »

« Et un fleuve sortait de Éden pour arroser le jardin. » (בראשית ב, י) Ainsi, celui qui n’accomplit pas la mitsva de ענג = délice des trois repas du chabbat alors qu’il en a la possibilité, changera le ענג en נגע = tache et sera atteint de la tsaraat (lésions cutanées). » (זוהר עקב רעג. – זוהר בראשית כו. – תיקוני זוהר הקדמה יב. – תיקון יא נח. )

note : il est rapporté dans le Talmud que tout celui qui fait du chabbat un délice recevra un héritage sans limite… Rav Na’hman a dit que tout celui qui fait du chabbat un délice sera préservé de l’exil… Rav Yéhouda a enseigné au nom de Rav que tout celui qui fait du chabbat un délice, toutes les demandes de son cœur lui seront accordées. (שבת קיח.) -Le fondement de la mitsva de oneg chabbat est un commandement de la Torah pour une grande partie des décisionnaires. (ע’ רמב »ן פ’ יתרו פ »כ פ »ח – ר »ן פסחים צט: – פרי מגדים פתיחה כוללת ח »א אות יח) Cela consiste à honorer le chabbat par des couvertures propres et une table dressée avec des aliments nobles comme de la viande et du poisson ainsi que du vin. (ספרא) – Cependant, d’autres décisionnaires pensent que la mitsva du délice du chabbat a été instituée par les sages. (רמב »ם הלכות שבת פרק לו – מהר »י טייב סימן רמב) – En toutes circonstances nous serons méticuleux dans l’accomplissement de ce commandement même dans le cas où il aurait été institué par les sages car celui-ci est de la plus haute importance. (משנה ברורה סימן רמב) – Toutefois, d’après la loi,  il n’y a pas d’obligation à consommer de la viande ou du poisson durant chabbat si la personne ne le désire pas car cela l’empêcherait de se délecter du chabbat. Cependant, il est souhaitable de multiplier les aliments qui contiennent de la viande, du poisson et du vin, chacun en fonction de ses moyens. (ילקוט יוסף שבת ח »א סימן רמב) – Mais, le Chlah hakadoch nous avertit : « Il n’est pas écrit « tout celui  qui se délecte durant chabbat »mais il  est écrit « tout celui qui se délecte du chabbat »ceci pour nous enseigner que l’homme ne doit pas avoir l’intention de prendre plaisir uniquement pour lui-même mais qu’il doit se délecter en l’honneur du chabbat comme il est écrit : « et tu as appelé le chabbat un délice » (ישעיה נח, יג) – Ainsi, tous ceux qui mangent bestialement et boivent goulûment, au point d’oublier ce qui leur cause la venue du sommeil, ne font pas partie de ceux qui se délectent du chabbat.  Ils ne font que prendre plaisir pour eux-mêmes durant chabbat ! Ainsi,  on devra manger et boire dans la joie et de bon cœur. On mangera avec mesure afin que la digestion soit légère. La qualité sera préférable à la quantité afin que l’homme ne soit pas repu et puisse ensuite aller étudier dans la joie. » (של »ה) – Au-delà des trois repas du chabbat, qui sont considérés comme l’essentiel de la mitsva de se délecter du chabbat, tout ce qui fera honneur à la fête depuis son entrée jusqu’à sa sortie, comme se laver le visage, les mains et les pieds, avoir des jolis vêtements réservés au chabbat… etc. sera considéré comme faisant partie de la mitsva d’honorer le chabbat. (ילקוט יוסף שבת ח »א סימן רמב)

Pourquoi celui qui ne respecte pas les trois repas correspondant au délice du chabbat reçoit-il un châtiment aussi dur que la tsaraat qui entraîne son expulsion des trois camps ?

Expliquons ceci d’après les enseignements du Zohar Hakadoch : « Trois niveaux sont reliés les uns aux autres : Hakadoch Baroukh Hou, la Torah et Israël. » (זוהר אחרי עג.) Il faut comprendre cet enseignement d’après le livre sacré qui rapporte que le lien central entre Hakadoch Baroukh Hou, qui se trouve dans les hauteurs et les enfants d’Israël, qui se trouvent dans le monde ici-bas, est la Torah comme l’a écrit le « שפת אמת » : « la Torah est un équilibre entre la sainteté de Hakadoch Baroukh Hou et la sainteté des enfants d’Israël car la Torah est en partie donnée et elle est en partie reçue. » (שפת אמת קדושים שנת תרנ »ז)

En effet, le Ari Zal nous enseigne que, dans toute chose qui se trouve dans le monde, il existe un point central qui fait office de trait d’union entre les deux extrémités opposées. Entre l’animal et l’homme il y a le singe ; entre la Torah écrite et la Torah orale l’équilibre se trouve dans l’Ecriture et la lecture de la Torah; entre le chabbat et les jours profanes l’équilibre se trouve dans le supplément du chabbat ; entre Israël et les nations du monde l’équilibre se trouve dans les âmes des convertis. (עץ חיים שער מב פ »א מ »ת)

Hakadoch Baroukh Hou donna sa Torah pour qu’elle soit le point de jonction avec Israël permettant ainsi aux Juifs, êtres humains du monde ici-bas, d’être reliés directement au Maître de l’univers. C’est ainsi que nous pouvons expliquer le Zohar Hakadoch que nous avons rapporté ci-dessus : « Trois niveaux sont reliés les uns aux autres : Hakadoch Baroukh Hou, la Torah et Israël. » (זוהר אחרי עג.) – Il faut donc comprendre que les deux extrémités que sont le Maître de l’univers et le peuple d’Israël sont reliées par la Torah.

Si nous y réfléchissons bien, il semblerait que le chabbat ait la capacité de créer un lien extraordinaire entre Hakadoch Baroukh Hou, la Torah et Israël. En effet, les sages ont déjà enseigné que le don de la Torah a eu lieu le jour du chabbat. (שבת פו:) Il se trouve donc que le peuple d’Israël a le mérite d’être relié au Maître de l’univers le jour du chabbat en recevant la Torah. C’est pour cette raison que nous avons une mitsva de manger trois repas le jour du chabbat qui correspondent à l’union entre Hakadoch Baroukh Hou, la Torah et Israël.

Rapportons à présent l’enseignement du Tour, décisionnaire incontournable, sur lequel s’est appuyé Rabbi Yossef Caro זצ »ל pour écrire le Choul’han Aroukh : « pour quelles raisons les sages ont institué durant chabbat trois bénédictions différentes dans la prière :

« C’est Toi qui as sanctifié » = אתה קדשת.

« Que Moché se réjouisse » = .ישמח משה

« Tu es Un » = אתה אחד.

tandis que pour les jours de fêtes, les Sages n’instituèrent qu’une seule bénédiction :

« Tu nous as choisis » = אתה בחרתנו

Les trois bénédictions du chabbat correspondent à trois chabbat différents : au tout premier chabbat de la création, au chabbat du don de la Torah et au chabbat du monde futur. (טור או »ח סימן רצב)

Ainsi, il faut expliquer que la prière du vendredi soir correspond au premier chabbat de la création comme nous le déclarons : « c’est toi qui as sanctifié en faveur de Ton Nom, le septième jour, finalité de l’œuvre des cieux et de la terre, qu’Il a béni plus que tous les autres jours et sanctifié plus que tous les autres temps comme il est écrit dans Ta Torah : « D.ieu acheva le septième jour de Son œuvre qu’Il avait faite ; Il Se reposa le septième jour de toute Son œuvre qu’Il avait faite. » (בראשית ב, ב)

La prière du chabbat matin correspond au chabbat du don de la Torah et c’est la raison pour laquelle nous mentionnons le jour du don de la Torah : « Tu as placé sur sa tête une splendeur parfaite, quand il s’est tenu devant Toi sur le mont Sinaï il est redescendu les deux tables de pierre dans la main sur lesquelles était écrite l’observance du chabbat. »

La prière du chabbat après-midi correspond au chabbat du monde futur comme nous le mentionnons dans la prière de Min’ha : « Tu es unique et Ton Nom est un. Qui est comme ton peuple Israël Nation unique sur la terre ! » Il est écrit de façon similaire dans le prophète Zacharie : « l’Eternel sera alors rouah sur toute la terre, en ce jour l’Eternel sera Un et son Nom Un ! » (זכריה יד, יט)

A présent étudions ce qu’a écrit le Ba’h dans son explication sur le Tour. Il y expose la raison pour laquelle nous devons manger les trois repas durant chabbat : ceux-ci correspondent aux trois chabbat indiqués ci-dessus correspondant eux-mêmes aux trois prières. C’est la raison pour laquelle nous mangerons les trois repas immédiatement après les trois prières. Le premier repas après la prière du soir de chabbat qui correspond au chabbat de la création, le deuxième repas immédiatement après la prière du matin qui correspond au chabbat du don de la Torah et le troisième repas consommé après la prière de l’après-midi qui correspond au chabbat des temps à venir. (הב »ח או »ח סימן רצב)

D’après ceci nous pouvons expliquer que nos trois chabbat correspondent à Hakadoch Baroukh Hou, la Torah et Israël unis par un lien indéfectible. Le premier chabbat de la création correspond au Maître de l’univers qui a conçu la création durant six jours et s’est reposé le septième. Le chabbat du don de la Torah correspond à la Torah elle-même tandis que le chabbat des temps à venir correspond à la délivrance d’Israël qui deviendra un peuple singulier sur la terre.

D’après ces enseignements nous pouvons à présent comprendre les paroles du Zohar Hakadoch qui rapporte que tout celui qui n’accomplit pas la mitsva de ענג = délice des trois repas du chabbat alors qu’il en a la possibilité changera le ענג = délice en נגע = tache et sera ainsi atteint de la tsaraat (lésions cutanées). » (זוהר עקב רעג. – זוהר בראשית כו. – תיקוני זוהר הקדמה יב. – תיקון יא נח. )

Note : les sages du Talmud interprètent le verset suivant : « Moshe dit : mangez-la aujourd’hui casser shabbat aujourd’hui pour l’éternel. Aujourd’hui vous ne la trouverez pas dans le camp. » (שמות טז, כה) puisqu’il est écrit trois fois le mot « aujourd’hui » il convient de faire trois repas le jour de shabbat. De plus Rabbi Yéhochoua a enseigné au nom de bar Kapara que tout celui qui observe les trois repas du shabbat est préservé de trois malheurs : des douleurs de l’enfantement du Machia’h, du jugement du guéhinam et de la guerre de Gog et Magog. (שבת קיח.) D’après la loi stricte des deux premiers repas doivent se faire sur du pain (ש »ע או »ח סימן רעד) en ce qui concerne le troisième repas, le ; Maran nous avertit que nous devons être extrêmement attentifs et d’éviter de trop manger le matin pour pouvoir accomplir le troisième repas qui devra se faire avec du pain a priori. (ש »ע או »ח סימן רצא) en effet le Rambam nous avertit que tout celui qui se force à manger alors que son estomac est plein et comme si il apportait un élixir de mort à son estomac quand bien même la nourriture serait saine et raffinée. (הלכות דעות פרק ד) Rabbi Chimon bar Yo’haï a déclaré : je témoigne sur moi-même devant tous les néchamot de tsadikim qui se trouve présent que je n’ai jamais annulé les trois repas du shabbat ! Et c’est par ce mérite que je n’ai jamais eu besoin de jeûner le jour de shabbat à cause d’un mauvais rêve et à plus forte raison un jour de la semaine car les trois repas de shabbat m’ont donné le mérite d’atteindre la perfection dans la émouna. (זוהר האזינו רפח:) en effet il est rapporté dans le Choul’han Aroukh celui qui fait un mauvais rêve dans la nuit de vendredi à samedi comme celui qui voit un sefer Torah brûlée, celui qui voit le jour de Yom Kipour ou encore celui qui voit ses dents tomber devra jeûner le jour du shabbat (ע’ תענית יב – ברכות לא – שבת יא) et jeûner également le dimanche pour expier le faite d’avoir jeûné le jour de shabbat. D’autres rêves sont également énoncés, cependant de nombreuses précisions doivent être établies. Consultez le Choul’han Aroukh ainsi que le Bet Yossef. (ש »ע או »ח סימן רפח) ou une autorité rabbinique compétente. Comment Rabbi Chimon bar Yo’haï a-t-il pu témoigner sur les mêmes de ne jamais avoir manqué l’opportunité d’accomplir les trois repas du shabbat durant toute sa vie alors qu’il est resté durant 13 années enfermées dans une grotte comme les rapportés dans de nombreuses sources du Talmud et du Zohar Hakadoch ? (שבת לג: – ירושלמי שבעית כה. – הקדמה זוהר יא: – תיקוני זוהר  איקון א – זוהר חדש עג.) Il est rapporté dans le livre midrash Talpiot que le caroubier qui avait poussé miraculeusement dans la grotte où se trouvait Rabbi Chimon bar Yo’haï se transformait en dattier la veille du shabbat. (מדרש תלפיות ענף חרוב דף רכב.)  En effet il est rapporté de façon explicite dans le midrash que Rabbi Chimon bar Yo’haï et son fils Rabbi Éléazar mangèrent dans la grotte des fruits du caroubier et du dattier. (מדרש רבה על מגילת אסתר פרק ג אות ז) or les sages nous enseignent que la date est nourrissante et rassasie l’homme. (ברכות יב.) Ainsi la date à la propriété d’être un fruit au même titre que le blé et c’est ainsi que la loi va être tranchée. Le Peri Meguadim a écrit : celui qui veut s’acquitter du repas à l’endroit où il a procédé le kidouch pourra manger des dates. (פרי מגדים או »ח סימן רעג, יא) ainsi le Maran Rabbi Yossef Caro a écrit que tout celui qui fait le birkat Hamazon sur les dates est acquitté. (ש »ע או »ח סימן רח, יח) à présent nous comprenons comment Rabbi Chimon bar Yo’haï a-t-il plus acquitté des trois repas du shabbat durant les 13 années où il était enfermé dans la grotte. Toutefois il faut savoir qu’il existe de nombreuses autres réponses abordées par nos sages de mémoire béni.

 

En effet, il est rapporté dans le Midrach, que l’homme possède 248 membres dont certains sont courbés et d’autres sont droits tandis que la langue se situe entre les lèvres. Or la tsaraat provient de la médisance. (ערכין טו:)

Ainsi il faut expliquer que les trois repas du chabbat correspondent aux termes עדן = Éden ; נהר = fleuve ; גן = jardin dont les initiales forment le mot délice = ענג qui font référence à l’unité entre le Maître du monde, la Torah et Israël. Cependant, celui qui ne mange pas les trois repas du chabbat inverse la combinaison des lettres car le mauvais penchant incarné par נגע = tache aura une emprise sur lui.

note : le « מגלה עמוקות » a écrit que les initiales des termes עדן = Éden ; נהר = fleuve ; גן = jardin forment le mot délice = ענג – Nous pouvons également observer que les dernières lettres de ces termes sont les initiales de נפש = nefech ; רוח = roua’h ; נשמה = néchama. Ils sont directement reliés au secret des trois repas du chabbat. Ainsi lorsqu’un homme transgresse le chabbat, les trois parties de son âme sont diminuées. (מ »ע לך לך ד »ה לך לך)

Maintenant, nous comprenons pourquoi Hakadoch Baroukh Hou nous a ordonné d’expulser des trois camps tout celui qui était atteint de la lèpre. Le camp des Cohanim, le camp des Léviim et celui d’Israël correspondent au Maîtres de l’univers, à la Torah et au peuple d’Israël. Le camp des Cohanim correspond à l’Eternel comme il est rapporté dans le Talmud : « voici que ces Cohanim sont des émissaires de Hakadoch Baroukh Hou.» (ע’ יומא יט.) Et l’émissaire d’un homme est considéré comme lui-même. (ברכות לד:)

Le camp des Léviim correspond à la Torah comme nous l’avons vu lorsque Moché Rabbénou a béni la tribu des Lévi : « Ils enseigneront Tes lois à Yaacov et Ta Torah à Israël. » (דברים לג, י)

Le camp d’Israël correspond au peuple d’Israël. Ainsi tout celui qui était atteint de la lèpre se retrouvait expulsé des trois camps car après avoir endommagé un des trois liens, il convient de sortir des trois camps qui correspondent à ces trois liens.