Terouma
Dans Terouma, la Torah ne demande pas seulement un don matériel, mais un ordre royal intérieur : que la néchama (cerveau) dirige le roua’h (cœur), qui entraîne le néfech (foie) vers l’action juste. Quand cet ordre est respecté, l’homme devient comme un roi qui gouverne son royaume; et la terouma (tsédaka, offrande) purifie le cœur et le corps pour servir Hachem avec désir authentique.
Michpatim
Michpatim rappelle que chacun est responsable des dommages qu’il cause : bœuf, puits, « mavé » et feu. Michpatim dévoile aussi leur racine intérieure : les quatre éléments (feu, air, eau, terre) qui tirent nos traits vers l’orgueil, la parole vaine, la convoitise et la tristesse. La réparation passe par leurs contraires : humilité, silence maîtrisé, retenue des plaisirs et joie dans le service afin de protéger à la fois l’autre et son propre néfech.
Yitro
Au Sinaï, la Torah est donnée comme sous une ‘houpa : la montagne se fait dais nuptial, le peuple d'Israel la "Kala", Hachem le"Hatan", les Deux Tables jouent le rôle de la « bague », et Hachem déclare « pour Moi » (לי), sanctifiant Israël pour l’éternité. Les enfants sont pris pour garants, scellant une alliance réciproque : le Créateur pourvoit, Israël s’engage à respecter les Mitzvoth.
BECHALAH
Au bord de la mer, quand Hachem ordonne « lève ton bâton », le voile des dissimulations se retire : le Nom se révèle sans « habits », et la mer se fend en terre sèche. Israël pressent alors la royauté éternelle, un avant-goût du dévoilement futur où « L’Éternel régnera pour toujours ».
Bo
Dans Bo, Hachem dit à Moché "viens avec Moi jusqu’à la source du mal" pour dévoiler que le pouvoir de Pharaon n’est qu’illusion. Même la plaie des sauterelles, que l’Égypte voulait retourner à son avantage, est balayée par le vent d’Est : le mal n’a pas de substance, seule la kédoucha donne vie et délivrance.
VAERA
Dans Vaera, Hachem répond à la plainte de Moché en lui rappelant la foi silencieuse d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov : la délivrance mûrit au cœur des épreuves, et l’alliance se transmet par la confiance plutôt que par la polémique.
CHEMOT
Dans Chemot, Moché voit un Hébreu frappé par un Égyptien, puis, le lendemain, tente d’éteindre une querelle entre deux Hébreux : la Torah y rappelle que la violence et la délation retardent la délivrance, tandis que la justice vraie passe par la paix entre frères.
VAYE’HI
La bénédiction de Yaacov « Que Dieu te fasse comme Éphraïm et Ménaché » enseigne que le jugement divin privilégie le bien futur : Yaacov place Éphraïm avant Ménaché au nom de la mission à venir (Josué, héritage de la Terre et Torah).
VAYIGACH
L’exil d’Égypte dura 210 ans — dix fois la valeur du Nom Hakadoch א-ה-י-ה (21) — pour réparer la vente de Yossef. Par le mérite de Yossef, qui sanctifia son regard et traça la voie de la pudeur pour tout Israël, Hachem promit à Yaacov : « Je descendrai avec toi… et Yossef posera sa main sur tes yeux », hâtant ainsi la délivrance.
MIKETS
Yossef est libéré à Roch Hachana et, par la grandeur de son humilité il reçoit la clairvoyance (allusion de la lettre ה) pour dévoiler que Pharaon a modifié son rêve. Pharaon a essayé lui aussi d'apparaître comme humble mais ce n'était qu'imitation. La vraie royauté vient du côté de la sainteté et de l’humilité.
VAYECHEV
La « ketonèt passim » de Yossef n’était pas qu’un vêtement : elle annonçait ses épreuves et le futur. Tissée de Noms issus de la bénédiction des Cohanim, elle protégeait Yossef et a donné à Yossef la force de résister en Égypte.
VAYICHLA’H
Yaacov lutte « seul » avec l’ange d’Essav, qui ne parvient pas à le vaincre et frappe sa hanche : la blessure matérialise l’attaque du yetser hara sur le « pied » de la sainteté — la fine différence entre ד (echad, Un) et ר (acher, autre). De là, l’interdit du nerf sciatique rappelle que la confusion entre kédoucha et touma se joue dans un « petit kots » (épine) : notre service doit viser seulement le Nom du Ciel. Accentuer le ד du Chema et orienter chaque mitsva « le-Chem Chamaïm » est l’armure contre Amalek-Sofek (le doute).
VAYETSE
Yaacov épouse Ra’hel et Léa—deux sœurs—non par contradiction à la Torah future, mais par une Providence qui « déroute l’accusateur » afin que naissent, sans entrave, les douze tribus d’Israël. Comme Ruth et Boaz pour la lignée de David et du Machia’h, la sainteté peut transiter par des voies déroutantes aux yeux humains, tout en servant le dessein divin. La paracha révèle ainsi que l’humilité de Yaacov et la conduite cachée d’Hachem fondent la maison d’Israël.
TOLDOT
Rivka ressent, dès la grossesse, la tension de deux forces opposées : Yaacov attiré par la sainteté et Essav par l’idolâtrie, et interroge Hachem sur le sens de cette dualité. Les Sages expliquent que, malgré l’opposition, tout fut créé “pour Son honneur” : même les nations servent, à leur insu, la diffusion de la Torah, comme l’illustre l’idée du Rambam. Ainsi, l’histoire humaine — parfois grandiose et opaque — finit par soutenir la mission des érudits et la lumière d’Israël.
Haye Sarah
Eliezer accepte avec simplicité la volonté divine et la mission d’Avraham ; par ce zèle droit, « la terre se contracte » pour lui et son voyage s’abrège miraculeusement. La Torah nous enseigne que eretz (terre) vient de ratzah (vouloir) : servir Dieu là où l’on est, avec ce que l’on a. De la terre et d’Eliezer, nous apprenons une foi humble, sans calcul, qui attire l’aide d’En-Haut.
VAYERA Devenir un avec la Torah
Avraham, le troisième jour après sa mila, « lève les yeux, voit » et court accueillir trois messagers — vision qui, disent nos Sages, lui apporte la guérison dès l’instant où il les aperçoit. Son nom est tu au début du récit, allusion à son humilité et à l’annulation de soi devant la Torah. Entre douleur et hospitalité, il incarne le service de D.ieu vécu avec joie et abnégation.
LEKH LEKHA La première mitsva de la vie de l’homme
La brit mila, ordonnée « au huitième jour », grave dans la chair le sceau de l’alliance et éduque à l’abnégation — « pour Toi, nous risquons la mort chaque jour ». Le ‘Hatam Sofer souligne que, malgré le risque naturel, le mérite de la mitsva protège, raison pour laquelle Avraham n’agît qu’après l’ordre divin.
ZOT HABRAKHA
Zot HaBracha Nos Sages débattent : le Troisième Temple descendra-t-il des cieux, œuvre divine, ou sera-t-il reconstruit par l’homme ? Synthèse proposée : une coopération — Israël érige le réceptacle terrestre sous la conduite du Machia’h, et le Beth HaMikdach céleste s’y unit, conférant une sainteté éternelle à Jérusalem renouvelée.
HAAZINOU : Gog et Magog
Haazinou annonce la Justice divine à la fin des temps : Gog (chef) et Magog (peuple) mènent des nations nombreuses contre Israël. Ézéchiel et Zacharie décrivent trois étapes : attaques extérieures, incursions internes, puis siège de Jérusalem, où l’Éternel se sanctifie et brise l’oppression.
VAYELEKH En route pour le Gan Eden…
Vayelech : à 120 ans, Moché annonce son départ. Les sources décrivent le chemin des âmes—Ben Hinom comme purification, étapes vers le Gan Éden. Les justes y passent pour se purifier, témoigner ou sauver d’autres âmes; Moché, lui, n’y passera pas.
NITSAVIM Le son de la victoire
Parachat Nitsavim nous place « debout aujourd’hui » tous unis devant l’Éternel, juste avant Roch Hachana. Après les malédictions de Ki Tavo, cette paracha sert de bouclier : 100 sonneries du chofar et 100 bénédictions neutralisent l’accusation, éveillent la crainte et ouvrent la porte à la téchouva.
KI TAVO La gratitude comme rempart à la faute
Parachat Ki Tavo — Bikourim : apporter les prémices au Temple, avec le vidouï des Bikourim, éduque à la gratitude. En reconnaissant que tout vient d’Hachem, on combat l’illusion du « ma force », on répare l’ingratitude d’Adam et l’on attire bénédiction et proximité divine.
KI TETSE Une mitsva mystérieuse
Parachat Ki Tétsé — mitzvat shiloua’h ha-ken : si un nid se présente, on renvoie la mère puis on peut prendre les petits — promesse de bien et de longévité. Une mitzva aussi simple que mystérieuse : que signifie-t-elle, en halakha et en sod ? C’est ce que nous allons voir dans les commentaires du Rav Seror.
Choftim
Parachat Choftim — cette étude éclaire le terme biblique ‘hamas (violence) : vol insidieux, meurtre, rapt, médisance et faux témoignage. De Noa’h à Yaacov jusqu’aux témoins zomemim, la Torah condamne l’injustice systémique et les dirigeants corrompus. Appel pressant de Choftim : juges intègres, introspection, tsédaka et retour à Hachem pour hâter la réparation.
REE – La mitsva du rachat des prisonniers
Réé rappelle l’urgence du pidyon chvuyim : la Torah ordonne d’ouvrir la main, et les Sages l’érigent en mitzva suprême. Racheter sans encourager les enlèvements; priorités existent. Par prière et tsédaka, Israël délivre ses captifs — « Tsion rachetée »
























